Le blog de Joseph Savès
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Les échanges et le travail
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Livre 3 : Les échanges et le travail

Chapitre 4 - Échanges économiques et division du travail


Le déroulement de l'échange économique

Les échanges apparaissent comme le produit de deux étapes successives :

  1) Identifier les opportunités désirables :

  - le sujet cherche en priorité les opportunités qui lui permettent de combler ses besoins les plus mal pourvus, ceux qui sont responsables de son bas niveau de satisfaction,

  - comme il n'y a rien de plus improbable que de trouver ces opportunités-là au moment précis où elles sont nécessaires, le sujet choisit aussi des opportunités qui, au prix d'une sur-satisfaction instantanée, lui permettront d'élever son niveau global de satisfaction dans les moments à venir et le futur prévisible,

  - il définit son niveau d'ambition d'après le total de ressources individuelles qu'il est disposé, selon son thymos , à mobiliser,

  - il identifie toutes les opportunités et combinaisons d'opportunités susceptibles de combler ses besoins dans la limite de ce niveau d'ambition.

  2) Détecter l'intérêt d'un échange potentiel :

  - l'activité individuelle génère des utilités différées, susceptibles d'être échangées,

  - chacun détecte dans les utilités différées que génère l'activité de son partenaire la possibilité de compléter le comblement de ses besoins et de remplir sa grille des besoins selon son compromis longévité/plénitude.

  - l'échange est alors en situation de se réaliser.

Les partenaires n'ont plus qu'à fixer les conditions de l'échange, autrement dit la quantité d'utilités que chacun accepte de céder. Lorsqu'il n'y a pas deux partenaires en présence, mais un grand nombre dont plusieurs qui proposent le même type de marchandise, l'échange se complique mais ses critères demeurent foncièrement semblables : chacun élimine de son champ d'action les partenaires qui n'ont pas besoin de sa propre marchandise et compare les conditions de ceux qui restent.

Les fondements de l'échange économique

Dès l'origine, au sein des groupes familiaux et des communautés primitives, s'est imposée la répartition des tâches, comme un correctif aux faiblesses de chacun et une chance supplémentaire de sur-vie.

Réduit à ses seules forces, un individu ou un foyer court le danger de ne pas pouvoir faire face à tel ou tel obstacle ; soit qu'il ne sache pas s'orienter dans la savane, soit qu'il soit inapte à poursuivre les animaux,… Autant de motifs de mort prématurée. La sur-vie passe dans ces conditions par la répartition des tâches au mieux des aptitudes de chacun. Et cela est très immédiatement ressenti par quiconque. Dans une expédition en terre inconnue, chaque participant tend à imposer son utilité au groupe, qui par son sens de l'orientation, qui par son esprit de décision, qui par sa force physique. Un tel s'attribue les tâches de guet et de protection, tels autres les activités immédiatement productives. En contrepartie de la sécurité, le guetteur est nourri par ses compagnons, etc. Cette division du travail est l'amorce des échanges économiques.

Je décèle pour le moins trois justifications aux échanges économiques : 1) la mise à profit des différences d'aptitudes d'un individu à l'autre, 2) la réduction des sur-satisfactions et les gains de productivité, 3) l'accès à des opportunités inédites grâce à la mise en commun des aptitudes individuelles :

  1) La mise à profit des aptitudes de chacun :

La célèbre référence d'Adam Smith aux échanges entre chasseurs de daims et de castors[1] pèche par l'oubli d'un préalable : qu'est-ce qui incite deux individus à échanger le produit de leurs chasses ou le fruit de leur travail sinon la recherche de leur intérêt réciproque ?

  1a) Admettons que les membres d'une même communauté aient les mêmes aptitudes et le même goût à la chasse et au travail. Ils n'ont a priori  aucun intérêt à procéder à des échanges. Un chasseur de daims désire-t-il varier son ordinaire avec un steak de castor ? — Il va lui-même le chercher. Pourquoi s'adresserait-il à ses voisins si ceux-ci ne sont pas plus habiles que lui à la chasse aux castors ? Chacun chasse ou produit dans la stricte limite de ses besoins. Dans cette hypothèse, le premier motif qu'a le chasseur de procéder à un échange est d'avoir tué par inadvertance ou par erreur plus de bêtes que sa famille et lui n'en attendent pour leur consommation. Il cède son excédent de chasse contre quelque autre consommation afin de ne pas s'être démené inutilement. L'autre motif d'échange réside dans le délai entre la perception d'un besoin et son comblement : si le chasseur a dans l'instant envie de manger du castor, il sera heureux de puiser dans la réserve de son voisin contre la promesse de le rembourser soit en daims soit en castors, plutôt que d'aller lui-même à la chasse au risque d'y passer plusieurs heures et d'impatienter son estomac. Mais ce motif et le précédent ne sauraient justifier à eux seuls qu'une société se structure autour des échanges. Il n'y a pas d'échange possible entre des individus qui témoignent de la même grille des besoins, développent les mêmes aptitudes et ne diffèrent au mieux que par leur thymos et leur niveau d'activité.

  1b) Vérité première : les échanges sont rendus possibles par la diversité des êtres humains, de leurs aptitudes et de leurs aspirations. Quand des individus procèdent à un échange, c'est pour la bonne raison qu'ils ont des aptitudes différentes à la production, qui leur permettent à l'un et à l'autre d'accéder à un niveau de satisfaction plus élevé que dans l'hypothèse d'un non-échange.

Il n'y aurait pas d'échange possible si un individu avait, vis-à-vis de l'autre, la même supériorité dans tous les domaines ; s'il était, par exemple, deux fois plus efficace à la chasse aux daims et  deux fois plus efficace à la chasse aux castors. C'est ce que montre avec clarté Pascal Salin[2]. Il ne s'agit de rien d'autre que de l'extension aux relations d'individu à individu de la théorie des avantages comparés, si brillamment établie par David Ricardo pour ce qui concerne les relations de pays à pays, et de laquelle il résulte que chacun a intérêt à produire ce qu'il sait le mieux faire et l'échanger contre ce qu'il désire et que l'autre produit avec relativement plus de facilités que lui-même.

Comment les partenaires évaluent-ils les termes de l'échange ? Combien de castors pour un daim ? combien de brioches pour une poterie ? — Il n'est pas question de comparer les productions sur la base du temps qu'elles ont les unes et les autres réclamé, d'autant que ce temps inclut des utilités intrinsèques et concomitantes (plaisir de la chasse, goût de la performance, etc). Comment se mettraient-ils d'accord sur les coûts comparés de la chasse au daim et de la chasse au castor, de la fabrication de brioches et de la fabrication de poteries ? Chacun aurait beau jeu de prétendre que sa spécialité est la plus exigeante en énergie musculaire, en habileté manuelle et en intelligence. Aucun arbitre ne peut les départager ni mesurer sur une échelle commune l'habileté du chasseur de castors et celle du chasseur de daims, celle du boulanger et celle du potier… et, même si cela était, rien n'obligerait un partenaire en désaccord à céder le fruit de son travail aux conditions qu'on prétendrait lui imposer. L'allusion d'Adam Smith à une valeur-travail universelle vole en éclats avant même que Ricardo et Marx n'aient repris et développé son propos.

Faute de se rabattre sur le temps de travail en tant que dénominateur commun, les partenaires sont bien obligés de s'en remettre à d'autres paramètres. La théorie des besoins met en évidence la prédominance de la demande dans les échanges.

Illustration : un chasseur, Davy, est capable de tuer, dans une période donnée, soit 18 daims, soit 10 castors ; en l'absence d'échanges, Davy s'en tient à 6 daims et 6 castors qu'il consomme en famille. Un deuxième chasseur, Hubert, tue, dans la même période, soit 15 daims, soit 6 castors ; Hubert, moins efficace en tout que Davy, s'en tient à une consommation familiale de 5 daims et 4 castors, avec un niveau global de satisfaction plus bas que celui de son voisin.

Dans l'éventualité d'un échange, les deux chasseurs désirent atteindre un niveau global de satisfaction égal pour le moins à celui que leur réserve l'absence d'échange. Le plus efficace, Davy, décide de consacrer tout son temps à la chasse aux castors. Il peut en tuer jusqu'à 10 et en proposer 3 ou 4 à Hubert, contre un minimum de 7 daims. En contrepartie, Hubert peut tuer 1 castor et 12 ou 13 daims, ou, simplement, 12 à 15 daims. Dans les deux hypothèses, il gagne pour le moins du temps libre.

Les termes exacts de l'échange dépendent de la grille des besoins de l'un et l'autre chasseur. Par exemple, si Hubert, pour élever son niveau global de satisfaction, a besoin de temps libre plutôt que de daims supplémentaires, il tue seulement 12 daims et négocie sur la base de 7 daims contre 4 castors. S'il a besoin, à l'inverse, d'un supplément de nourriture plutôt que de temps libre, il tue 1 castor et 13 daims. Il tâche de céder un minimum de daims à Davy en échange de ses 3 ou 4 castors. Ce dernier, s'il préfère un supplément de temps libre à un supplément de nourriture, tue 9 castors, et en propose 3 à Hubert, en échange de 7 daims. L'issue de la négociation dépend donc des besoins des partenaires … et, un peu, de leur bagout respectif. Quelle qu'elle soit, elle est nécessairement profitable à tous les deux.

  2) La réduction des sur-satisfactions et les gains de productivité :

La réduction des sur-satisfactions (ou des suractivités) est indissociable de la division du travail , selon l'expression d'Adam Smith qui a fait fortune. L'économiste a montré à travers l'exemple d'une fabrique d'épingles comment la division du travail réduit les dépenses d'énergie (et, donc, les sur-satisfactions et la peine des hommes). Par des économies d'échelles, elle permet généralement d'accroître les quantités d'opportunités disponibles… Même s'ils avaient les mêmes aptitudes relatives, les chasseurs de daims et de castors précités auraient intérêt à se spécialiser, simplement parce que les uns et les autres deviendraient, de ce fait, plus efficaces.

Au nom de quelle démarche les premiers hommes, ayant découvert les vertus de la division des tâches, l'ont-ils généralisée pour en faire l'outil de leur puissance ? — J'imagine que, pour améliorer les techniques de production et élargir la gamme des opportunités, ils ont tendu à se spécialiser en cultivant au mieux leurs aptitudes et leurs points forts. Je ne suis d'ailleurs pas loin de penser comme Adam Smith que les différences entre les individus se creusent du fait de la division du travail ; la personnalité de chacun étant, au fil des années, modelée par la pratique de son métier et le désir de se rendre indispensable à ses congénères grâce à son professionnalisme. Mais cette remarque n'a pas d'incidence sur la suite de l'analyse.

La division du travail, pour être mise en œuvre, doit être acceptée par tous les membres de la communauté et tous doivent y trouver leur intérêt. A contrario , dans une société où les opportunités sont accaparées par une caste politique, religieuse ou militaire sans qu'il y ait de contrepartie qui permette aux subordonnés d'améliorer leur niveau global de satisfaction, ces derniers n'ont guère avantage à la spécialisation et à l'échange. Ils trouvent de bons motifs pour lui préférer le repli sur soi ou l'inactivité. L'éventualité n'a rien de théorique. Elle s'est vérifiée, en ce siècle encore, dans les pays soviétiques où l'État, sous le prétexte d'une industrialisation à marches forcées, a imposé des prix agricoles excessivement bas et poussé la paysannerie à cacher ou détruire ses surplus.

  3) L'accès à des opportunités inédites grâce à la mise en commun des aptitudes individuelles :

L'homme réduit à ses seuls moyens n'est guère apte à s'assurer beaucoup de satisfactions, faute de pouvoir accéder à un éventail d'opportunités suffisamment étendu. Certains de ses besoins sont trop promptement saturés quand d'autres demeurent insatisfaits. Cette insuffisance puise sa source dans la diversité qui caractérise les êtres vivants et leur dotation en ressources. Tel transforme sans mal les ressources environnementales en ressources intellectuelles, tel autre en ressources musculaires ou physiques, tel autre enfin en ressources sensitives. Le résultat, c'est que chacun porte ses efforts sur ce pour quoi il a le plus de facilités. Mais cela ne suffit pas lorsqu'il s'agit de remplir la grille des besoins et d'élever le niveau global de satisfaction… Pas question de mettre en sommeil certaines fonctions, au prétexte qu'elles seraient moins efficientes.

Les échanges économiques pallient à cet inconvénient. Ils ne conduisent pas seulement à produire une plus grande quantité de richesses. Ils conduisent aussi à des opportunités plus diverses et plus accessibles. L'intellectuel a besoin de recourir à la force physique, le manuel a besoin de recourir à l'intelligence, l'un et l'autre ont besoin de nourrir leurs sens d'émotions artistiques. En s'entraidant ainsi que l'artiste, ils compensent leurs faiblesses réciproques et peuvent se rapprocher de leur objectif de sur-vie.

Revenons sur l'exemple de la fabrique d'épingles : il est exclu d'imaginer que les épingles puissent être usinées autrement que par une équipe d'ouvriers immergée dans un tissu industriel diversifié, comprenant hauts-fourneaux, construction de machines-outils, etc. La fabrication d'un produit comme celui-là par un individu isolé n'est pas envisageable. Un Robinson serait bien incapable de produire une seule épingle sans autres ressources que ses mains et le minerai de fer disponible dans le sous-sol de son île déserte, et si cela même était possible, le coût unitaire en ressources, temps, effort, serait très supérieur à celui d'un groupement de producteurs spécialisés. La division du travail et la mise en commun des aptitudes individuelles, ici, permettent tout simplement d'accéder à des opportunités inenvisageables autrement.

  Conclusion :

La division du travail et l'échange ne sont pas des obligations collectives mais le résultat de stratégies personnelles en vue d'accéder au niveau d'ambition le plus élevé dans les conditions du moment. Si un individu juge qu'il est de son intérêt d'acheter certaines opportunités plutôt que de les produire lui-même, il tâche de vendre le fruit de son savoir-faire. Son savoir-faire trouve preneur parce qu'il est exclusif, remarquable,… ou parce que, simplement, il permet à l'acheteur de dégager, de la même façon, des ressources personnelles pour faire valoir ses propres qualités. L'on fait commerce avec le chasseur de castors parce que cela vaut mieux que de s'épuiser à une chasse à laquelle on n'a aucune habileté,… John Maynard Keynes recrute un secrétaire particulier pour taper ses textes afin de libérer son temps pour des activités auxquelles il a plus de goût et plus de talent.

Définition du revenu

Par convention, je pose que le revenu d'un individu ayant atteint tel niveau de bonheur est fait de l'ensemble des utilités transmissibles qui lui ont permis d'atteindre ce niveau.

Le revenu  désigne le total des marchandises que l'individu a employées à son usage dans une période donnée, soit qu'il les ait acquises d'autrui, soit qu'il les ait produites lui-même (autoconsommation). Cette définition inclut les utilités transmissibles dont dispose l'individu et qu'il ne consomme pas par négligence ou par mauvais calcul. Dans une économie monétarisée, le revenu équivaut au prix total desdites marchandises. Il résulte d'une part de l'importance relative des utilités relatives dans l'objectif de sur-vie, d'autre part de la capacité de l'individu à les produire ou à les obtenir par le biais d'un échange.

Arbitraire est la distribution des revenus

La théorie des besoins permet de comprendre les impératifs qui guident le choix des individus dans la dépense de leur revenu. Mais elle ne dit rien de l'obtention de celui-ci. Les revenus sont attribués de manière totalement ou partiellement aléatoire. Ils n'ont guère à voir avec l'utilité sociale des individus, c'est-à-dire avec la part qu'ils prennent dans l'élévation du niveau global de satisfaction de leurs congénères.

Le revenu d'un individu est en premier lieu le fruit de ses échanges avec autrui. Il est fait de la somme des utilités transmissibles qu'il a pu acquérir en contrepartie de ses propres cessions. À ce stade déjà, l'arbitraire est grand : un chanteur de variétés, un écrivain, un publicitaire peuvent tirer de leurs créations un revenu immense ou, au contraire, n'en rien obtenir, selon que leurs contemporains sont en situation ou non de comprendre leur talent. Des professionnels de la mode ou de l'audio-visuel peuvent gagner des fortunes en quelques années tandis que des industriels de la métallurgie, d'une compétence sans égale, se maintiennent dans une honnête aisance.

À ces divergences dans l'acquisition des revenus s'ajoutent en second lieu les prélèvements et les redistributions par voie d'autorité. Leur arbitraire éloigne encore davantage les revenus individuels de toute rationalité. Autrefois, les seigneurs, le clergé et les souverains qui détenaient la force usaient de celle-ci et en abusaient parfois pour prélever à leur profit et au profit de leurs fidèles une part des revenus résultant des échanges. L'État moderne prolonge cette pratique, avec des motivations sociales comme de rééquilibrer la répartition des revenus entre tous les membres de la communauté mais aussi avec une tendance inavouée à recréer une classe de privilégiés, dirigeants politiques, hauts fonctionnaires, responsables d'entreprises publiques, fournisseurs attitrés de l'État, etc.

Dans le milieu des affaires également, la fortune résulte plus souvent d'un rapport de force avantageux que de l'activité d'échange proprement dite. En marge de quelques créateurs d'entreprise qui s'enrichissent noblement par leur esprit d'initiative et leur travail, on découvre des managers qui s'octroient des avantages mirobolants au-delà de toute mesure, des affairistes qui abusent de leur proximité du pouvoir, de l'indulgence coupable de l'opinion, et des faiblesses de la législation sur les faillites, des patrons qui bénéficient de la complaisance intéressée de hauts fonctionnaires et de politiciens, des héritiers enfin qui ne doivent leur aisance qu'à la peine qu'ils se sont donnés de naître.


[1] « …, chez un peuple de chasseurs, s'il en coûte habituellement deux fois plus de peine pour tuer un castor que pour tuer un daim, naturellement un castor s'échangera contre deux daims ou vaudra deux daims. Il est naturel que ce qui est ordinairement le produit de deux jours ou de deux heures de travail, vaille le double de ce qui est ordinairement le produit d'un jour ou d'une heure de travail » (Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations , traduction française, Gallimard, Paris, page 72).

[2] L'économiste résume son propos par la formule : « Ce qui explique l'échange, ce sont les différences d'efficacité relative et non les différences d'efficacité absolue  » (Macroéconomie , PUF, Paris, 1991, page 27).


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5 - Métier et salariat

Publié ou mis à jour le : 2018-02-17 16:42:47

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Joseph Savès anime le groupe de réflexion Nos utopies avec, à ses côtés, un démographe et le créateur du site d'Histoire Herodote.net. Lui-même enseigne l'Histoire économique dans un institut supérieur des affaires en Suisse.

Il réunit ici ses billets sur l'actualité ainsi que ses analyses et ses propositions d'ordre politique. Utopiques parce que résolument décalées par rapport aux discours convenus, celles-ci n'en sont pas moins lucides, concrètes et réalisables.


 

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